de Ito Ogawa – Traduit du japonais par Déborah Pierret-Watanabe – éditions Picquier
L’auteure japonaise, Ito Ogawa, raconte les dernières semaines de vie d’une jeune femme, Shizuku, qui décide de se rendre dans une maison de soins palliatifs, La Maison du lion. Son roman s’inscrit dans la tradition littéraire des Tama-shizume no monogatari, des histoires pour apaiser les âmes.
Un conseil de lecture pour apaiser les âmes
Après avoir refermé ce livre, je me suis dit que j’aimerais passer mes derniers jours à La Maison du lion. Tout y est, dans ce roman : la vie, la douleur, la souffrance, le plaisir… Tout est dit avec poésie, philosophie et aussi avec humour.
Ito Ogawa nous parle du lien avec la nature, de l’enchantement de chaque moment, de la saveur délicate des plats qui sont « ces petites madeleines de l’enfance ». Son écriture est limpide, douce, et nous rend claire et tranquille cette approche de la fin de vie, de la mort. Oui, s’il existait des Maison du lion, nos peurs, nos souffrances s’apaiseraient.
Shizuku, l’héroïne, nous conduit sur ce « chemin de lumière », de la colère face à la maladie et son injustice à la découverte de l’autre, puis de la sérénité de ces instants suspendus. Pour elle, alors que la vie se retire, partir à la découverte de la mer intérieure de Seto et de l’île aux citrons est un voyage qui la transforme et bouleverse sa vision de la vie.
Le Goûter du lion offre de précieux moments de lecture qui renvoient à notre propre vie, à notre finitude, avec justesse et beaucoup d’humanité.
Marie-José Macquet, bénévole




